Le brassard est apparu à la fin du XVIIIème siècle bien avant l’aube de communion, c'est-à-dire lorsque la première communion devient un événement non plus privé, mais publique. Il s’agissait  d’un large nœud de soie blanche serrant l’avant-bras gauche du jeune communiant. La différence des sexes était marquée par le port du costume pour le garçon et une robe blanche et un voile pour la fille qui s’apparentait à une jeune mariée. Lors des processions dans les rues des villes et des villages, comme dans l’église, garçons et filles étaient séparés, ce qui accentuait la distinction sexuelle. Cette différenciation disparaîtra plus tard avec le port d’une aube unisexuée.

Depuis les années 1930 à 1940, la tenue des jeunes communiants a beaucoup changé : Pour les filles, il était question d’une robe en mousseline, une large ceinture, et un long voile, et du costume pour les garçons. Mais en 1954 en France, sous l’influence de l’abbé Ferrier, aumônier des lycées, ainsi qu’avec l’autorisation des parents, une décision est prise : celle d’habiller tous les enfants de la même façon, c’est à dire en aube blanche. En agissant de cette façon, il souhaitait effacer les différences sociales qui pouvaient apparaître dans la tenue des enfants lors du sacrément, en particulier chez les filles. Il s’agissait d’une première en France, c’est pourquoi à cette occasion le groupe Pathé, société du cinéma français, tourna un film pour les célèbres « actualités Pathé-Cinéma ».

L’apparition de l’aube voulait aussi viser la profession de fois dans un rapport au baptême et à la communion ainsi qu’à sa coutume communautaire, d’où le vêtement qui rappelle le caractère baptismal ainsi que le cierge qui rappel la lumière de Dieu.  De plus, utiliser l’aube blanche a pour objectif, comme tous les uniformes, de rappeler la fonction et le statut.

Aujourd’hui, malgré les nombreux changements des tenues de communion, la couleur blanche, symbole de l’immaculée conception, de la pureté virginale et de l’innocence, reste l’alliance des communions d’hier et d’aujourd’hui.