A chaque époque, le parfum connait une évolution ou une utilisation différente :

Le parfum voit le jour dès l’Antiquité, des essences aromatiques étaient brûlées en l’honneur des Dieux. L’origine du mot vient donc de « per fumum »  qui signifie « par la fumée ». L’usage est vu comme sacré et guérissant, riches et pauvres l’utilisent pour s’approcher du divin mais celui-ci va s’intensifier et évoluer grâce à Cléopâtre qui l’utilisait en tant que baume et en bains parfumés.

Au Moyen-âge,  la découverte de l’alcool éthylique ainsi que les matières premières et  les épices venant d’Orient permettent rapidement le développement du parfum. Plantes et essences sont très vite perçus comme désinfectants de certaines plais et protégeant contre les épidémies qui font rage. Le premier grand parfum à base d’alcool et de romarin apparait en 1370 : L’Eau de la Reine de Hongrie.  Se parfumer deviendra rapidement un nouvel art de vivre.

A la Renaissance, c’est la découverte de nouveaux produits parfumés ramenés par les grands navigateurs tels que le cacao, la vanille, le poivre,… et améliorant ainsi la qualité des essences. Les reines et courtisanes découvrent les talents des premiers chimistes italiens et se passionnent rapidement pour le parfum, rivalisent sur les secrets de beautés et de poisons. Les premiers parfumeurs-gantiers, venant principalement d’Espagne et d’Italie avec les Médicis, s’installent à Paris ; le parfum envahit alors la France.

Sous le Roi Soleil, les personnes se parfument régulièrement afin de masquer l’odeur corporelle. Sous Louis XV, un effet de mode apparait, fards et parfums sont imposés et prescrits pour chaque jour.  Mais l’hygiène est redécouvert sous  le règne de Louis XVI, les parfums deviennent alors plus subtils et moins enivrants. Les premières eaux de Cologne font alors leur apparition ainsi que les maisons de parfumerie.

Avec l’arrivée du romantisme, les parfums se font plus légers. Les anglais relancent le goût des bains parfumés, les femmes délaissent les parfums violents. Une nouvelle mode est lancée : celle du mouchoir parfumé.

Les débuts de l’industrialisation marquent les débuts de la chimie organique : les molécules synthétisées révolutionnent l’industrie du parfum, les senteurs se multiplient, offrant aux personnes une multitude de choix inédits. C’est aussi l’essor des grandes verreries qui produisent à bas prix des flacons en verre et permettant ainsi le développement de la célèbre maison Guerlain ou Piver. La parfumerie moderne fait son entrée.